Nina Bouraoui - Tous les hommes désirent naturellement savoir

Présentation de l’éditeur :

"Tous les hommes désirent naturellement savoir" est l'histoire des nuits de ma jeunesse, de ses errances, de ses alliances et de ses déchirements. C'est l'histoire de mon désir qui est devenu une identité et un combat. J'avais dix-huit ans. J'étais une flèche lancée vers sa cible, que nul ne pouvait faire dévier de sa trajectoire. J'avais la fièvre. Quatre fois par semaine, je me rendais au Kat, un club réservé aux femmes, rue du Vieux-Colombier. Deux cœurs battaient alors, le mien et celui des années quatre-vingt. Je cherchais l'amour. J'y ai appris la violence et la soumission. Cette violence me reliait au pays de mon enfance et de mon adolescence, l'Algérie, ainsi qu'à sa poésie, à sa nature, sauvage, vierge, brutale. Ce livre est l'espace, sans limite, de ces deux territoires.

 

Mon avis :

Avec ce livre Nina Bouraoui nous livre ses souvenirs d’enfance, d’adolescence et de jeune adulte.
Comme je l'ai déjà remarqué les écrits de Nina Bouraoui sont presque parfaits dans la forme : un style élégant, une succession de chapitres courts qui rendent la lecture agréable et fluide, alors que le fond laisse un peu sur sa "fin".

Je suis restée sensible au sentiment de malaise de l'auteure lié à son déracinement, à sa double nationalité et à son homosexualité.

J'ai été troublé par sa façon d'aborder sa sexualité : des sorties, des rencontres et la honte, une honte qui la suit au fil des pages et au fil du temps.

L'auteure se livre autour de trois thèmes : "se souvenir", "savoir" et "devenir", et si les thèmes abordés sont passionnants malheureusement ils ne sont abordés que superficiellement et ne m'ont pas permis d'être complètement captivé par cette lecture.

Mon sentiment sur ce livre est mitigé, je suis conquise par le style et convaincue que ces écrits sont avant tout une thérapie pour son auteure, qui accepte de partager avec ses lecteurs des bouts de vie mais qui ne dévoile pas tout.

 

Merci aux éditions JC Lattès (grâce à Netgalley) pour cette découverte et ce service presse

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